Présentation
Accueil
Ce qui se passe au Honduras ou ce qui s'est passé au Honduras jusqu'au 28 juin 2009.
Traduction de 19.07.09 - Juan José Alvarado Yanes: diario SPAMFILTER@elheraldo.hn
La vérité, selon mon analyse, est que Manuel Zelaya a souvent violé la Constitution et les lois, méprisant les
jugements des tribunaux, donnant des ordres illégaux à tord et à travers. En violant la Constitution par le fait de
ne pas avoir fait approuver par le Congrès, le budget national (pour 2009) (article 367 de la Constitution: Le
projet de budget sera présenté par l'exécutif au Congrès, dans les quinze premiers jours de Septembre de chaque
année.) il n'a pas eu l'obligation de rendre des comptes sur les dépenses des fonds publics. A cette date (juillet
2009), Manuel Zelaya a déjà dépensé la quasi totalité du budget de l'année 2009 (basé sur le budget 2008). La
Constitution du Honduras contient 7 articles intouchables (non modifiables) qui sont les : 1, 5, 9, 10, 11, 373 et
374, tous les autres peuvant être modifiés ou abrogés. Mais Manuel Zelaya a invité à voter pour une convocation
à une Assemblée Constituante en vue d'une nouvelle constitution, alors que beaucoup de gens y étaient opposés.
Manuel Zelaya, en conseil des ministres, a demandé de faire réaliser une enquête par l'intermédiaire de l'Institut
National de la Statistique (INE), contrôlée par le ministre de la Présidence, Enrique Flores Lanza. Le but étant
de demander aux gens, lors des élections de novembre (2009) la possibilité d'installer une quatrième urne qui
permettrait de convoquer à une Assemblée Nationale Constituante (rappelez-vous que lors d'une élection
générale sont élus : le Président, les députés et les maires, il y a donc 3 votes réguliers). Les candidats à
l'élection présidentielle pour les élections de Novembre 2009, ont été élus par l'intermédiaire d'élections
contrôlées par le Tribunal suprême électoral (TSE) parmi les candidats de chaque parti (Elvin Santos pour le
Parti libéral et Pepe Lobo du Parti national). Ils ont été élus depuis plusieurs mois et n'ont pas été nommés
d'office par le chef du parti. Tous les partis ont présenté plusieurs candidats, à l'exception de l'UD. Pour
l'enquête de Manuel Zelaya il n'y avait pas de registre d'électeurs ; ceux-ci pouvaient donc voter plusieurs fois et
où ils voulaient. À l'instar de tous les articles pouvant être modifiés ou abrogés, le seul but de la suppression de
la Constitution actuelle était de modifier les articles intouchables. La Cour du contentieux administratif a
transmis la demande au Procureur Général de la République qui a déclaré le "sondage" illégal pour violation de
la Constitution. Manuel Zelaya a fait appel. Le Bureau du Procureur de l'État (le Procureur Luis Rubí et l'avocat
Urtecho) et la Cour d'appel ont rejeté l'appel. En outre, conformément à la loi, la seule entité autorisée à mettre
en œuvre toute activité électorale (statistiques et tout ce qui a rapport aux fins électorales), était le Tribunal
Suprême Electoral (TSE). Or cet organisme n'a pas été consulté et a même été écarté de l'enquête. " L'argument
de Manuel Zelaya était que l'enquête n'était pas obligatoire, qu'il ne s'agissait que d'un sondage d'opinion, alors
que l'ensemble de la documentation et de la gestion avait été menée par l'Exécutif. Le Ministère Public, par
l'intermédiaire du Procureur, a donné, à toutes les institutions de l'Etat, l'ordre de s'abstenir de participer à tout
acte illégal et a demandé aux Forces Armées de ne pas participer à l'enquête. Manuel Zelaya a donné l'ordre à
Romeo Vasquez Velasquez, chef d'état-major des Forces Armées, de garder les urnes puis il a commençé à faire
faire des sondages un peu partout. Je ne vois pas pourquoi, parce que l'article 323, stipule clairement: "Les
fonctionnaires sont les garants de l'autorité, légalement responsables de leur conduite officielle, soumis à la loi
et jamais au-dessus de la loi. Aucun dirigeant ou employé, civil ou militaire, n'est obligé de suivre les ordres qui
sont illégaux ou qui impliquent la perpétration du crime." Pour ces raisons le Général Roméo Vasquez a refusé
d'obéir aux ordres de Zelaya qui, suite à cela, le destitue (le Général)- il avait dû entendre Eduardo Maldonado
et Patricia Rodas tempêter contre Romeo Vasquez- mais le Procureur de la République officiellement investi, a
réuni la Cour Suprême et le Conseil Constitutionnel dans à une Assemblée Générale qui, à l'unanimité, a
demandé le rétablissement ipso facto de Romeo Vasquez et a déclaré nul l'ordre de Manuel Zelaya. La Cour
suprême a voté à l'unanimité la violation de la Constitution, l'ordre a été rétabli et le Général destitué a été
réintégré dans ses fonctions. Dans l'intervalle, le Congrès informe Manuel Zelaya que s'il continue de violer les
lois de la Constitution il peut être désavoué et destitué pour trahison à la Patrie ainsi que c'est inscrit dans la
Constitution. Manuel Zelaya déclare publiquement que personne ne peut le suspendre de ses fonctions et
demande en joignant ses mains : Qui va m'arrêter ? et de manifester que Micheletti (Président du Congrès) " se
la estaba fumando verde " ("il se la (drogue) fume verte") On peut imaginer la tête des collègues et amis en
entendant Manuel Zelaya s'exprimer ainsi vis-à-vis d'un Président d'un autre pouvoir de l'état. Le Tribunal
Suprême Electoral ordonne à son tour de saisir les bulletins de vote et les urnes de l'enquête que Manuel Zelaya
avait fait stockée dans les caves de l'armée et donne l'ordre de ne donner les documents à personne. Manuel
Zelaya est avec ses amis et je garde gravé dans ma mémoire l'image de notre Président Constitutionnel (Zelaya)
accroché à la porte d'un bus de la route urbaine de Tegucigalpa, du meilleur style de tout receveur-encaisseur
de bus (sans offense pour le receveur-encaisseur) - et entrant par la force, emportant les urnes, en violation de
l'ordonnance du Tribunal Suprême Electoral. Il est dit qu'à ce moment-là, à l'intérieur de la base aérienne, les
procureurs, ont dû quitter rapidement leur bureau pour leur sécurité. Pour moi, il y avait déjà eu un coup d'état
parce que l'unique pouvoir qui gouvernait était celui de l'exécutif. Manuel Zelaya a dit qu'il ne violait pas la
Constitution parce que l' "enquête" n'était pas inaliénable. Mais le lendemain du jour où il récupère les
documents, il fait publier dans la Gazette une loi émise en Conseil des Ministres pour convertir l'"enquête" en un
acte du gouvernement, et change le texte de façon à ce que le vote soit un vote pour désigner immédiatement une
Assemblée Nationale Constituante et, par conséquent, obliger tout le personnel des bureaux et des Ministères de
l'État à donner leur soutien à la nouvelle enquête. Cela je ne peux pas l'affirmer parce que je suis passé à la
Société Nationale des Arts Graphiques (Empresa Nacional de Artes Gráficas) chercher la Gazette à la date de la
publication ; elle n'y était pas. C'est pour cette raison que je ne peux affirmer si elle a été publiée ou non. A la
suite de cette situation, pour laquelle Manuel Zelaya a ignoré les tribunaux, le Procureur, le Tribunal Electoral
Suprême, la Cour Suprême et, par décret, a légiféré et insisté pour donner des ordres à la police et à l'armée
pour surveiller les sondages, le dimanche 28 Juin à 5h30 du matin, les soldats ont capturés Manuel Zelaya pour
l'emmener à la base aérienne, où ils l'ont mis dans un avion (West Wind) à destination du Costa Rica. À environ
8:00 du matin Manuel Zelaya est apparu avec le président Arias du Costa Rica, en chemise et sweat-shirt, tout
ébouriffé, dans une conférence de presse. À environ 12h30, le Congrès, usant de ses pouvoirs, (article 205,
paragraphe 20 de la Constitution de la République, "Le Congrès National a les pouvoirs suivants: approuver ou
désapprouver la conduite de l'administration du Pouvoir Exécutif, du Pouvoir Judiciaire et du Tribunal National
des Elections, du Contrôleur Général des Finances, du Procureur Général de la République et des institutions
décentralisées ") dit suspendre le Président et le démettre de ses fonctions. Mais avant cela est présentée une
"lettre de renonciation", signé par Manuel Zelaya, en date du 25 Juin 2009 qui est lu par l'avocat Saavedra,
action prévue dans la Constitution. Pour moi c'était un coup d'Etat, malgré que certains, comme Monsieur le
Cardinal,-le Révérend que j'admire et respecte beaucoup-, disent que non, parce que, conformément à l'art. 330
alinéa 3 du Code pénal: " Sera puni d'un emprisonnement de six à dix ans tout Président de la République qui
aura pratiqué, encouragé ou commis des actes en violation de l'article de la Constitution et il lui sera interdit
d'exercer la Présidence de la République, ou d'exercer toute action en vertu de n'importe quel titre. Si les auteurs
de ces délits sont des fonctionnaires, il leur sera également interdit d'exercer pendant dix ans à compter de la
date de la violation ou la tentative de réforme ". En conséquence, depuis quelques temps, Manuel Zelaya n'était
plus président. Ainsi il n'y avait que deux possibilités. le choix fût de l'expédier dans un autre pays (en violation
de l'article 102 de la Constitution qui stipule: "Aucun hondurien ne peut être expatrié ou remis par les autorités
à un État étranger"), et alors qu'il était 5h30 du matin (en violation de l'article 99, paragraphe 2 de la
Constitution qui stipule: " Une perquisition ne peut se faire qu'entre 6 heures du matin et 6 heures du soir, sans
encourir de responsabilité). Micheletti a été nommé à 12h30, durant cet espace de temps il n'y a eu que deux
pouvoirs, le judiciaire et le législatif ; Mais à la fin, selon mon interprétation, ce fût un coup d'état mais ce qui a
été fait était nécessaire. Est-ce que ce n'était pas un moindre mal? Dimanche dernier (5 Juillet ) Manuel Zelaya
était censé rentrer au Honduras et il n'a pas été autorisé à atterrir. Je pense que cela a été plus prudent, car les
esprits étaient bien échauffés, il y a eu un mort et on ne sait même pas qui l'a tué. Maintenant, il y a des
négociations au Costa Rica. Pauvre Président Oscar Arias. Je ne sais pas dans quoi vous vous êtes embarqué. Si
en 1980 cela s'est fait avec des parties pensantes, aujourd'hui la vérité est confrontée à une paire d'arrogants qui
ne pensent qu'à leurs intérêts.
Manuel Zelaya est rentré clandestinement au Honduras le 21 septembre 2009. N'ayant pas suffisamment de
monde pour l'accueillir et l'aider, il n'a pas pu reprendre le pouvoir. Il s'est alors réfugié dans l'ambassade du
Brésil, où il est resté jusqu'au 21 janvier 2010, jour de prise de pouvoir du nouveau Président Porfilio LOBO
SOSA.
Page d'accueil | Plan du site | Présentation | Nos actions | Nos projets | Contact