San Marcos de Colón San Marcos de Colón est l'une des 16 municipalités du département de Choluteca et la deuxième  municipalité en termes de superficie territoriale. Cette localité est située le long de la route  panaméricaine, à 192 km de Tegucigalpa, à 53 km de Choluteca et à 12 km de El Espino, point  frontalier avec le Nicaragua.  La municipalité est divisée en 17 districts et 229 hameaux, en plus des 41 quartiers ou colonies du  centre-ville, pour une population totale de 22 500 habitants (recensement 2003). 57,1 % des  habitants vivent en zone rurale. Les autres vivent dans les zones urbaines de San Marcos, San  Francisco et Comalí.  Administration  Description  Situé en zone montagneuse, dans le massif de Dipilto, la ville profite d'un climat agréable pendant  toute l'année, la température dépassant rarement 35°C au centre-ville.  Dans les principales zones urbaines de San Marcos, San Francisco et Comalí, la majorité des  maisons sont faites de briques et de ciment, avec un toit en tuiles de terre cuite ou en  recouvrement de métal. En zone rurale, plupart des constructions sont en adobe et en bahareque. La municipalité est entourée au Nord par les municipalités de Duyure et de Morolica, au Sud et à  l'Est par la République du Nicaragua, à l'Ouest par les municipalités de Concepción de María, de  El Corpus et de Apacilagua.  Le taux d'alphabétisme est évalué à 80 %, ce qui est considérablement supérieur à la moyenne  nationale. Il existe 55 écoles primaires  dans la municipalité qui réunissent 4100  élèves. 55 % sont des filles et 45 % sont  des garçons. On retrouve trois écoles  secondaires (collèges) :  - Publique : Instituto Lempira (640  élèves, niveaux 7 à 11)   -  Privée protestante baptiste : Buen  Samaritano (490 élèves, niveaux 7 à 11) -   Privée catholique : Santa Teresita (120  élèves, niveaux 7 à 9)  Histoire  Les origines de San Marcos de Colón remontent à  1795. Cette année-là, plusieurs membres du  hameau de Duyusupo furent congédiés de la  propriété agricole où ils travaillaient. Quelques-uns  d'entre eux émigrèrent dans une vallée entourée de  collines aux contours rocailleux, où poussaient  chênes et pins. Cette région appartenait à la  Hacienda Colón. En 1886, le président hondurien  Marco Aurelio Soto acheta ce terrain pour le  donner officiellement à la communauté.  Le premier nom du lieu fut Panama, en raison d'un arbre qui porte ce nom et de l'ombre duquel les  premiers arrivants ont profité. Le lieu se peuplant de plus en plus, ses habitants décidèrent de le  nommer officiellement Mandaime. Les propriétaires de la Hacienda Colón, fervents catholiques,  offrirent une image de Saint Marc l'évangéliste à leurs servants et leur famille, afin qu'ils puissent  la vénérer. Rapidement, la ferveur de la population pour Saint Marc grandit, à tel point qu'on  renomma le hameau en son nom et en reconnaissance aux propriétaires de la Hacienda.  En 1824, alors d'importantes transformations du territoire politique en Amérique centrale, la  localité de San Marcos possédait les réquisitions nécessaires  pour passer du rang de hameau à celui de district. En 1830,  elle obtint la permission d'organiser sa propre municipalité.  Son premier maire fut Don Ramón Larios, dans la famille des  propriétaires de la Hacienda Colón. La population était alors  de 3555 personnes. C'est au début du XXe siècle que prend réellement son essor la  production de café à San Marcos. C'est également à cette  époque que sont fondées les deux premières écoles publiques  de la communauté :  · Escuela República de Guatemala (garçons)   · Escuela República de Venezuela (filles)  Grâce à l'important développement de la communauté et à  l'arrivée de familles françaises, allemandes et espagnoles, San  Marcos fut élevé au rang de ville le 4 février 1927, pendant le  mandat de Don Gilberto Larios Córdoba à la mairie.  L'électricité arriva en 1937 au centre-ville. Première école  secondaire de la ville, l'Institut Lempira ouvre ses portes en  1954. En 1958, sœur Jeanne Leclerc, de l'ordre des Filles de  Jésus, fonde l'école mixte et privée Santa Teresita en compagnie de trois consœurs.  En 1975, grâce à l'intervention de la professeure Nora Gúnera de Melgar, originaire de San  Marcos et épouse du président hondurien  Juan Alberto Melgar Castro, les  principales rues du centre-ville furent  pavées, au moment où Don Miguel  Abraham Pinel était maire.  En début des années 1990 arrivèrent des  missionnaires américains de l'église  baptiste du Bon Samaritain. San Marcos  leur parut le lieu idéal pour établir leur  base opérationnelle dans le pays. Ils y  fondèrent une importante école privée  primaire et secondaire, l'école Buen  Samaritano.  Le père Joachim Groleau, P.M.É, fut  curé de la paroisse San Marcos de 1988  à 2002. Il y créa l'Association de  Développement Économique,  Scientifique et Technologique  (ADECT) ainsi que la Coopérative  Mixte San Marcos Limitée  (COMISAML). Il mit également sur  pied l'Institut de Formation Technique  (INFOTEC) où l'on enseigne  l'ébénisterie, la soudure de structures  métalliques et la couture. Après son départ, il fut l'instigateur en 2003 de la création d'un jumelage  entre la paroisse de San Marcos et la paroisse de Saint-Félix de Cap-Rouge, dans la ville de  Québec. L'ONG Jumelage Saint-Félix permet depuis ce temps la réalisation de nombreux projets  de développement en collaboration avec l'Association de Développement Économique,  Scientifique et Technologique (ADECT).  Économie Siège social de la Coopérative Sanmarqueña   Dans le centre-ville, on retrouve trois succursales bancaires, dont celle de Banco Atlántida et celle  de HSBC. Tous les services de base sont disponibles, sauf l'accès à un guichet automatique. Pour  cela, il faut se rendre dans la ville de Choluteca, à 50 km.  La Coopérative d'épargne et de crédit de San Marcos (Cooperativa de Ahorro y Crédito  Sanmarqueña Limitada) compte plus de  12 000 membres, pour la plupart natifs  de San Marcos. En plus du bureau  principal dans la ville de San Marcos, la  coopérative a une filière dans la ville  voisine, Duyure, et une autre filière  dans la capitale du pays, Tegucigalpa.  La Coopérative mixte de consommation  (Cooperativa Mixta Sanmarqueña  Limitada) est une coopérative de  consommation bien implantée à San  Marcos. Elle fait la gestion d'une  épicerie au centre-ville ainsi que de trois  comptoirs d'approvisionnement dans des  zones rurales.  L'économie de San Marcos de Colón repose particulièrement sur l'élevage bovin, sur l'agriculture  (dont le café) et sur l'industrie du cuir.  Agriculture  La productivité agricole est faible sur tout le  territoire de la municipalité, en raison du  manque de technologie et des nombreuses  terres dont la vocation naturelle n'est pas  l'agriculture. Bien qu'à petite échelle, il  existe deux types d'agriculture:  · 1. Agriculture de subsistance: maïs et  fèves rouges   · 2. Agriculture commerciale: café, ail,  oignon, tomate, chou et poivron  La Coopérative caféière de San Marcos  (Cooperativa Cafetalera Sanmarqueña  Limitada)(COCASAM) compte 91  producteurs propriétaires de 69 plantations,  produisant au total une moyenne de 3500 quintaux de grains par an. La COCASAM vend sur le  marché du commerce équitable. 91,5 % de sa production est certifié biologique. Le café de San  Marcos est réputé pour être parmi ceux de meilleure qualité au Honduras, et il peut rivaliser sur la  scène internationale.  La culture du maïs permet l'élaboration de nombreuses recettes dérivées de ce produit. On retrouve  entre autres les rosquillas (biscuit en forme de beignes ou plats, très bon avec le café), el atol de  elote (gruau de maïs), la torta de maís (tarte au maís) et les tortillas de maïs.  Industrie du cuir  L'industrie du cuir de San Marcos est reconnue au niveau national, spécialement pour ses bottes de  cowboy, ses ceintures, ses harnais, ses chapeaux et d'autres articles liés à la transformation du cuir.  Culture Lieux d'intérêt  Le parc situé près du Fuerte Pérez est le principal lieu  d'attraction de la ville. Une grande muraille de pierres  construite sur la montagne domine San Marcos sur 1,2 km de  large. De ce promontoire, on peut observer les caractéristiques  urbaines, avec ses constructions basses, ses toits de tuiles de  terre cuite et ses vieux pins. Lorsque la visibilité est bonne, on  peut  apercevoir au loin quelques volcans de la  République du Nicaragua.  L'édifice La Francia revêt une grande valeur  historique malgré l'usure du temps. Faisant  face au Parque Cabañas et à l'église, cette  vieille maison du XIXe siècle appartenait à  une famille française et était un lieu important  pour le commerce du café. Ses éléments de  valeur touristique sont la galerie qui s'étend  sur la rue ainsi que les constructions  originales de la galerie donnant dans la cour  intérieure.  Le Parque Cabañas est le lieu de référence par excellence de la ville.  Ses hauts murs, ses espèces d'arbres exotiques et sa grande propreté  le différencient de la majorité des parcs du pays. Il fait face à l'église  principale.  Fêtes annuelles  La Santaneada[ Lors de la dernière semaine de juillet a lieu chaque année la  "Santaneada", communément appelée la Feria de San Marcos. Il  s'agit d'une foire traditionnelle, originalement à l'honneur de Sainte-  Anne, patronne de la ville, dont la fête est célébrée le 26 juillet dans  l'Église catholique. La Foire de San Marcos est reconnue pour ses  défilés de taureaux, de chevaux et de véhicules motorisés, pour ses  spectacles de musiques traditionnelles, pour sa nourriture typique,  pour ses jeux mécaniques et ses jeux d'arcades ainsi que pour  l'importante affluence de touristes honduriens et étrangers. En raison  de la crise politique à l'été 2009, la Foire de San Marcos a été  annulée. En effet, toute la région frontalière avec le Nicaragua a  vécu à répétition en juillet et août  2009 des couvre-feux imposés par le  gouvernement de facto, afin de  conserver le calme et la tranquillité. En 2010, la Foire de San  Marcos aura lieu du 25 au 31 juillet.  La Semaine sainte  Les célébrations paroissiales du Dimanche des Rameaux, du  Vendredi Saint et du Dimanche de la Résurrection prennent des  proportions importantes dans la ville, entre autres par des  processions et des scènes vivantes relatant la passion du Christ.  La fête de Saint Marc l'évangéliste  Le 25 avril est commémorée la fête de Saint Marc l'évangéliste, qui  a donné son nom à la ville. Trois jours de foire sont organisés  durant lesquels, en plus des festivités religieuses, sont mises en  évidence les attraits de la ville par l'art et la culture. On peut  profiter de l'artisanat, de la nourriture et des breuvages locaux.  La Purísima Le 8 décembre, en la fête de l'Immaculée Conception, des habitants se réunissent dans quelques  maisons pour y prier et pour déguster des confiseries locales, comme la "ayote en miel" (courge au  miel), "confites golpeados" et le "pan de rosa".  Climat  Le climat de San Marcos est tropical dans les vallées en basse altitude et tempéré à partir de 800  m.s.n.m. Au centre-ville, la température moyenne annuelle est de 22°C. La pluviométrie moyenne  annuelle est 1080 mm, avec environ 90 jours de pluie.  Grosso modo, il y a deux saisons à San Marcos:  - Hivernage: Mai à octobre   - Été: Novembre à avril  De mai à octobre, les vents de mousson soufflent depuis le Golfe de Fonseca vers le continent,  apportant de fréquentes averses, surtout en mai, septembre et octobre. Le mois de juillet est  caractérisé par une canicule (veranillo) pendant laquelle il ne pleut qu'environ 128 mm, c'est-à-dire  11,8 % des précipitations annuelles. Avec les phénomènes de El Niño et de La Niña, la quantité de  précipitations est incertaine d'une année à l'autre.  Les mois de novembre, décembre et janvier sont les plus tempérés de l'année. Les pluies se font  rares. Les mois de mars et avril sont arides et sont les plus chauds de l'année.  Le territoire de San Marcos a été durement touché par l'ouragan Mitch en 1998 et par l'ouragan Stan  en 2005. Biosphère Cascade de la Pilas et la forêt avoisinante   Flore  Comme dans de nombreuses autres régions du  Honduras et du Nicaragua, la déforestation sur le  territoire de San Marcos de Colón s'est fait de façon  démesurée au cours des dernières décennies.  Aujourd'hui existe un plan de protection de la forêt,  particulièrement dans la zone protégée "La Botija". Si  un jour se réalisait le projet du Parc binational (Parque binacional) avec le Nicaragua, le territoire de  la Botija en deviendrait la partie hondurienne. On retrouve encore dans cette zone de nombreuses  forêts de pins. En altitude (jusqu'à 1590 msnm),  on retrouve des forêts de nuage. Des forêts de chênes d'une espèce plutôt rare  poussent sur la montagne de Villaguaire et sur  la Mancha de Robles. Ce peuplement est  considéré comme le meilleur phénotype de  cette espèce au Honduras, et l'un des meilleurs  d'Amérique centrale.  Le "paste de montaña", communément appelé  "barba de viejo" (barbe de vieux), est un genre  de tissu fibreux qui croit sur certains arbres, en  particulier les pins et les chênes. Sa grande  abondance à San Marcos indique que l'air en ce lieu est très peu pollué. On peut en observer sur la  route entre San Marcos et Duyure. La fleur la plus particulière vivant sur le territoire de San Marcos est "el cacho", une espèce  d'orchidée de couleur jaune, dont la forme rappelle celle d'un taureau avec de larges cornes. Elle  fleurit au début de l'hiver (mai). Son parfum exquis et très particulier la distingue des autres  orchidées du pays. Faune  L'action de l'homme, par la chasse et la destruction de l'environnement, a de graves répercussions  sur certaines espèces animales vivant sur le territoire de San Marcos. L'ara rouge, le jaguar, le puma  et le coyote, animaux plutôt répandus jadis, sont très rarement aperçus maintenant.  La faune de San Marcos est propre d'une forêt humide subtropicale. On y retrouve toutes sortes de  papillons, crapauds, grenouilles, oiseaux moqueurs, colibris, écureuils, lapins de montagne et de  nombreux reptiles.  Pays : Honduras Département Choluteca Maire : Douglas Ordóñez (25 janvier 2010 - ) Géographie : Coordonnées : 13° 16′ Nord    86° 48′ Ouest Altitude : 960 m Superficie : 56 290 ha = 562,9 km2 Démographie Population : 22 500 hab. (rec. 2003) Densité : 40 hab./km2  Divers : Ciudad limpia, verde y bonita (Ville propre, verte et jolie). Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Honduras Images : Simone Drepierre Accueil ef5b97 Page d'accueil | Plan du site | Présentation | Nos actions | Nos projets | Contact